Histoire du Bar à chats et ouverture de l'Antre Chats à Dunkerque
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Salut les catlovers ! Dites-moi… si vous êtes ici, c’est que vous aimez les chats.
Mais sinon, est-ce que vous aimez boire et manger ?

Si je vous pose la question, c’est parce que depuis quelques années, il y a une tendance qui consiste à associer les chats… et le miam-miam.

Cette tendance, c’est celle des bars à chats (ou cafés chats, ou neko cafés, etc) qui, contrairement à ce que leur nom pourrait laisser penser, ne servent pas des chats en bouteille accompagnés de petites coupelles de chatons-crackers, mais bien des consommations tout ce qu’il y a de plus acceptable (beaucoup sont même « vegan friendly » !), notamment pour le goûter… et ce, dans un repère peuplé de dizaines de chats à grattouiller. Si ça c’est pas trop génial !

Le phénomène vient à peine de débarquer en France, mais a déjà conquis un certain nombre de villes (et même chez nous à Dunkerque avec l’Antre Chats, j’en reparlerai en fin d’article)… et ce n’est pas fini ! Vous en avez peut-être déjà entendu parler, mais saviez-vous qu’il n’y a pas 2 bars à chats qui se ressemblent ? Surtout d’un pays à l’autre !

C’est parti pour un petit tour du monde des « cat cafés » !

Les origines du bar à chats

De l’Asie au reste du monde…

Contrairement à ce que l’on peut parfois lire sur Internet, c’est bien à Taipei (capitale de Taiwan, pour ceux qui sont aussi nuls que moi en géo) que le premier bar à chats a ouvert ses portes en 1998. Le Japon n’en n’est donc pas l’inventeur, même si le concept doit sa popularisation à des touristes japonais, qui l’ont ramené chez eux pour le populariser.

C’est ainsi que le premier bar à chats japonais ouvre en 2004, à Osaka, et le pays du soleil levant serait aujourd’hui celui où l’on trouve le plus de « neko cafés » : en 2015, on en comptait une cinquantaine rien qu’à Tokyo, pour un total d’environ 150 sur l’ensemble du territoire.

Bar à chats à Tokyo au Japon

Un des nombreux Neko Cafe de Tokyo

… ou l’inverse ?

« Objection ! » diront les Autrichiens. « Le premier café à chats de l’histoire n’a rien de taïwanais, ni même d’asiatique, d’ailleurs : non, non, non ! Le tout premier date de 1912, et il a ouvert chez nous, à Vienne ! Même que Lénine l’aurait fréquenté ! »

Au risque d’en décevoir certains, il semblerait que cette histoire ne soit qu’une légende. Enfin, il vaut peut-être mieux, dans la mesure où, selon cette même légende, le café aurait fermé ses portes en 1914 après que tous les chats ont été expédiés manu militari par leur propriétaire dans… une usine de bottes fourrées destinées aux soldats de la Première Guerre Mondiale. Perso, je propose qu’on en reste à la version officielle, qu’en dites-vous ?

Pour l’anecdote, sachez quand même que le premier vrai bar à chats européen (j’entends par là dont on soit sûr de l’existence) a ouvert ses portes en 2012 à… Vienne ! Il faut croire que les Autrichiens avaient vraiment très très envie d’être les premiers.

Bar à chats à Vienne en Autriche

Bar à chats à Vienne en Autriche

Petit guide des bars à chats

Les règles du jeu

Les règles relatives au traitement des chats par les clients sont plus ou moins les mêmes depuis l’ouverture du « Cat Flower Garden » (le fameux premier café à chats taïwanais), et ce quel que soit le pays où l’on se trouve. En même temps, c’est logique : les règles de base relèvent avant tout du bon sens, et un chat reste un chat, quel que soit l’endroit !

Dans tout bar à chats qui se respecte, ces règles incluent donc:

  • Ne pas courir derrière un chat ou le forcer à rester près de soi
  • Ne pas lui faire mal (évidemment…)
  • Ne pas lui faire peur
  • Ne pas le réveiller
  • Ne pas prendre de photos au flash

Bref, ne pas traiter les minous comme des chats en peluche.
Je serais tentée de dire qu’il faut traiter ces chats comme on traiterait les nôtres… Mais dans la mesure où l’une de mes occupations favorites est d’emprisonner mes petits monstres dans mes bras pour leur faire plein de bisous… Bon, disons plutôt qu’il faut traiter les pensionnaires d’un bar à chats comme s’ils étaient les dignes ambassadeurs d’une planète peuplée de nobles quadrupèdes à fourrure. Mais je m’égare. Revenons à nos chats.

Plutôt « bar » ou plutôt « chats » ?

Après, concernant le règlement interne des locaux, on trouve des variations plus ou moins importantes d’un établissement à l’autre, avec toutefois des tendances observables que l’on peut globalement regrouper par pays.

Les Neko Cafes du Japon

Au Japon, les neko cafés sont considérés comme des expériences « félines » à part entière, et la partie « neko/chat » de l’expérience vient avant la partie « café ». Quand vous arrivez, vous devez vous déchausser, vous laver les mains, et commander une boisson, qui sera souvent comprise dans un forfait déterminé par le temps que vous aurez passé sur place.

Par contre, ne vous attendez pas à pouvoir manger quoique ce soit, sauf si les friandises pour chat sont votre truc ! De toute façon, une grande partie de la clientèle des neko cafés vient moins pour se sustenter que pour être au contact des chats, souvent à défaut d’en avoir chez eux (cf. mon précédent article sur les adultes et le kawaii). A noter que dans les neko cafés du Japon, on trouvera surtout des chats de race, et en particulier les Scottish Fold avec leur bouille toute ronde et leurs oreilles pliées.

Bar à chats à Tokyo au Japon

Les Cat Cafes des Etats-Unis

Aux Etats-Unis, par contre, la présence de chats est généralement plus perçue comme un bonus, ce qui explique qu’aux US, par exemple, la partie « bar » (c’est-à-dire là où on passe les commandes) est souvent clairement séparée de la partie « chat ». Et il n’est pas rare d’y trouver une boutique de cadeaux sur le thème des chats…comme Kdo Chats 😀

Ce ne sont plus des chats de race comme au Japon mais des braves chats dits de gouttière, le plus souvent disponibles à l’adoption.

En fait, c’est bien le modèle américain que nous retrouvons ici en France.

Cat Cafe de Orlando (USA)

Cat Cafe de Orlando (USA)

Ethique, polémiques et défense de la cause animale

Les bars à chats, mauvais pour les animaux ???

Le concept de bar à chats étant relativement récent, la question de la réglementation à adopter se pose encore. A titre d’exemple, force est de reconnaître que la législation française demeure un peu floue, notamment sur les questions sanitaires. Mais la question de l’hygiène n’est pas la seule qui se pose.

Au Japon, c’est le sujet des horaires d’ouverture qui a fait récemment l’objet de débats. La conséquence en est que, depuis 2012, l’exposition publique d’animaux type chat ou chien devient illégale le soir passée une certaine heure.

Alors même qu’il ne semble pas particulièrement absurde de ménager des pauses aux animaux (au Japon, toujours, il arrive même que les neko cafés calculent les heures de travail de chacun de leurs chats et fixent une limite pour chaque animal), cela pose problème pour les établissements concernés. Le gros de la clientèle est en effet composé d’employés de bureau venant se détendre en soirée après une longue journée de travail…

En outre, bon nombre d’associations de défense animale portent un regard critique sur le concept même de bar à chats. Est-il ou non acceptable de reléguer un animal au rang d’objet exploitable à des fins commerciales ? La question, qui est loin d’être spécifique aux seuls bars à chats, reste ouverte, d’autant qu’il y a effectivement des risques de maltraitance par des entrepreneurs sans scrupules, notamment en cas de fermeture prématurée de leur business (en France, on estime la durée de vie moyenne d’un bar à chats entre 2 et 3 ans).

On évoquera par exemple le cas du « Chat Bulleux » (les tenanciers de bars à chats raffolent des jeux de mots) dijonnais qui, après fermeture, avait suscité à juste titre l’indignation des habitants lorsqu’il s’est avéré que les 7 chats avaient été abandonnés sur place. En fin de compte, les chats ont été récupérés sains et saufs par la SPA.

Ce cas de figure peut donc se présenter, mais il reste toutefois très anecdotique.

Dans la plupart des cas, créer un bar à chats demande une réelle motivation et un grand investissement personnel. Si bien que la plupart de leurs propriétaires sont en fait des passionnés, soucieux du bien-être de leurs petits protégés.

Quand les bars à chats deviennent plus que des bars

En outre, il est très fréquent que les bars à chats s’engagent pour la cause animale (la plupart font le choix de ne proposer que des chats récupérés dans les refuges pour leur donner une seconde vie), notamment aux Etats-Unis, où, contrairement à la France, la loi autorise l’adoption d’animaux sur les lieux mêmes où leur exposition se fait à des fins commerciales.

Par conséquent, nombre de cat cafés américains vous proposeront d’adopter le chat qui vous aura fait de l’oeil pendant votre pause goûter, ce afin d’aider à placer les animaux des refuges par le biais d’un « speed-dating » déguisé.

Là encore, on peut y voir matière à polémiquer : on peut effectivement craindre les adoptions hâtives donnant lieu à un nouvel abandon de l’animal. Heureusement, concernant la France, le problème ne se pose pas.

Sans aller jusqu’à l’adoption de chats errants, certains cafés choisissent de soutenir des causes particulières : c’est le cas, par exemple, du Neko Republic, à Tokyo, qui a fait le choix de ne présenter que des chats atteints du FIV (alias le sida des chats) pour rappeler que, malgré leur maladie, ils ne font pas de moins bons animaux de compagnie que les chats sains.

Au final, il y a donc bien pire que d’être un chat dans un (respectable) neko café ! Et comme toujours, tout dépend du sérieux et de l’engagement de son propriétaire.

L’Antre Chats, premier Bar à Chats de Dunkerque

Pas question de finir cet article sans parler du premier Bar à Chats de la ville de Kdo Chats, à  savoir Dunkerque, qui a ouvert en décembre 2019.

L'antre Chats, premier bar à chats à Dunkerque

J’en ai parlé dans l’article, et c’est bien le cas ici, l’Antre Chats a pour vocation de donner une nouvelle chance à des chats qui n’ont pas eu beaucoup. C’est pourquoi, les chats que vous y croiserez sont disponibles à l’adoption. Mais attention, comme je l’ai déjà signalé, il n’est pas possible de repartir avec votre petit préféré, sitôt votre café avalé. Tous les chats de l’Antre Chats proviennent d’associations partenaires qui œuvrent pour la cause féline. Ainsi, si vous avez le projet d’adopter un des petits protégés de l’Antre Chats, Pauline vous mettra en rapport avec l’association concernée. Et c’est très bien comme cela car pas question d’adopter sur un coup de tête. Ces chats-là ont déjà assez souffert pour ne pas se retrouver à nouveau à la rue et se faire abandonner après un parcours de vie déjà difficile.

Mais l’Antre Chats, c’est aussi un endroit particulièrement cosy. Parquet aux couleurs chaudes, canapés & coussins, petites tables, déco à la fois rustique et tendance, arbres à chats (bien sûr !), tout est fait pour que l’on se sente comme chez soi. On y retrouve l’esprit hygge, grande tendance actuelle très appréciée de ceux qui cultivent l’art du cocooning !

L'antre Chats, premier bar à chats à Dunkerque

Et pour le côté café, il faut noter que tout est fait maison. L’Antre Chats propose pour le midi une petite restauration avec notamment des bagels (je vous conseille le saumon/avocat qui est divin). L’après-midi, vous pourrez déguster cookies et pâtisseries variées avec votre boisson préférée.

Ce qui donne tout le charme de l’Antre Chats, comme dans tout bon Bar à Chats, c’est son atmosphère. Il y règne un je ne sais quoi de paisible et de zen qui vous fera décrocher du quotidien. Sans compter qu’il n’est pas rare de sympathiser avec les voisins de table !

Pour toutes les news du moment, je vous conseille de suivre la page Facebook de l’Antre Chats

Renseignements pratiques

Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 18h30 et le samedi de 11h à 18h

Adresse :
16 place Roger Salengro, 59140 Dunkerque

 

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